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Le Japon envisagerait de rebooster son économie via des Japantowns

harajuku

Pendant plusieurs décennies, le Japon a toujours réussi à maintenir une économie forte grâce à ses exports et à des marques telles que Toyota, Sony et Panasonic. Cependant, depuis quelques années, la tendance s’essouffle et les économistes japonais sont en train d‘envisager de nouvelles options pour rebooster cette économie.

Parmi celles-ci, le gouvernement envisage d’investir massivement dans des Japantowns, des reproductions de quartiers de Tokyo dans plusieurs pays. Si cela a de quoi étonner, l’option est sérieusement envisagée dans le cadre du programme « Cool Japan » lancé l’année dernière. On pourrait donc très prochainement voir apparaître des clones des quartiers tendances de Tokyo dans des villes occidentales.

D’ailleurs, l’idée est déjà en phase de test à Singapour depuis octobre 2011 sur une échelle plus modeste puisqu’une douzaine de magasins de mode japonais ont ouvert un mini centre commercial appelé « Harajuku Street Style. » Si celui-ci fonctionne, le programme Cool Japan envisage déjà d’en ouvrir un peu partout dans le monde.

Objectif : Augmenter l’export en pop culture

Les exports culturels du Japon se chiffrent à 4 billions de yens (environ 40,88 milliards d’euros) d’après le gouvernement japonais. Bien qu’il s’agisse essentiellement de la vente de mangas et d’animes (pourtant en chute), les phénomènes pop culture (tels que les AKB48) représentent une valeur montante et non négligeable, surtout en asie.

Le gouvernement japonais souhaite presque tripler ce chiffre et atteindre les 11 billions avant 2020.

Pour y parvenir, l’idée des Japantowns leur paraît être une excellente opportunité. En effet, beaucoup de magasins japonais rencontrent un grand succès sur internet sans pour autant avoir les fonds nécessaires pour ouvrir une filiale dans un autre pays. Avec les Japantowns, les compagnies immobilières japonaises et les chaînes commerciales pourront s’entraider et former un agglomérat bien plus important. Il ne s’agira plus de s’aventurer seul à l’étranger, mais de partir avec la représentation visuelle d’un quartier réputé tel que Harajuku par exemple.

Pour Koichi Fukami, chef dans un Izakaya, il s’agit d’une excellente idée et, selon lui, si « les Chinatowns sont partout dans le monde, pourquoi pas les Japantowns ! »

Source : AFP via Japan Today
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Catégorie: A la une, Actualité

31 mai 2012

Commentaires

  • Raito

    mouais, les produits y seront toute facon moins varier et plus chere, les habituer du japon préfèrerons garder leur sous pour leur prochain voyage, les autres eu dépensserons jamais autant, ils risque plutôt d’y laisser tout plain de plume avec un tel projet.

    • Marc – Japan Addiction

      Tout dépend… je pense que ça peut marcher mais mon opinion est qu’ils ne devraient pas tout miser sur la pop culture, bien trop éphémère. Et bien entendu, ne pas forcer sur le prix de vente… Ce qui devrait être jouable dans des pays ou la TVA ne pète pas des plafonds.

      Je pense qu’ils viseront avant tout les marchés asiatiques et américains. Sans doute l’Angleterre et l’Allemagne aussi… La Belgique, aucune chance, et la France, il serait étonnant qu’ils évitent Paris.

      Par contre, contrairement à ton avis, je reste convaincu qu’il y a une certaine partie de la population qui est prête à payer plus cher parce que « c’est japonais. » Notamment au niveau de la mode. De même pour les restaurants, beaucoup seraient prêt à payer un peu plus cher pour avoir un bon Izaka-ya traditionnel une fois de temps en temps.

      Si en plus, ils rajoutent la possibilité d’organiser des évènements du type « telle célébrité vient à Harajuku Town », je ne me fais pas trop de soucis pour le succès du lieu.

      Donc, selon moi, si le projet est intelligemment préparé et implanté dans des endroits stratégiques, ça devrait passer. Après tout, beaucoup sont prêts à payer un café 5 euros parce que c’est Starbucks, alors pourquoi ne pas acheter un top ou une robe un peu plus chère parce que ça vient de Harajuku ou de Shibuya ? Ou encore pourquoi ne pas se ruer dans un Ghibli Store ou dans un Evangelion Store pour acheter des produits indisponibles via internet et jusqu’alors réservé au marché japonais ?

      Ceci dit, pour être honnête, je pense que le pourcentage de chance qu’un tel projet se concrétise aussi rapidement qu’ils le souhaitent et en dehors de l’Asie est vraiment très très faible.

      • Raito

        c’est pas faux, néanmoins c’est vraiment très ciblé en dehors de la mode et de la nourriture, autant les convention marche super bien c’est parce que c’est tout les X temps, ici ca serais comme des magasin classique je suppose, les frais qu’ils engrangerons risque de leur couter plus qu’il ne gagneraient.